Ce site raconte, preuves à l’appui, l’histoire d’une Clio V neuve produite à l’usine Oyak Renault de Bursa (Turquie), achetée en août 2023 chez le concessionnaire RP de Carcassonne. La carrosserie du capot, du pavillon et du hayon présente des points noirs, des cratères, des cloques et des débuts de corrosion découverts par hasard au bout d’environ un an, malgré un usage soigneux et un stationnement majoritairement en garage.
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Clio V produite à l’usine Oyak Renault de Bursa (Turquie), achetée neuve en août 2023 chez le concessionnaire RP de Carcassonne. A la fin de la première année d'utilisation, des points noirs, des cratères et des points de rouille se distinguent sur plusieurs zones, alors que la voiture a passé, 434 jours sur 474 à l’abri dans un garage, à compter du jour de sa livraison jusqu'à la découverte des défauts de peinture.
Le véhicule est produit dans l’usine Oyak Renault de Bursa, en Turquie,
(coordonnées approximatives :
40.253823, 28.952612), une zone très industrialisée entourée de plusieurs fonderies (Cliquer sur le lien ou copier/coller
dökümhane (fonderies en turc), sans oublier le tréma, dans la barre de recherche de Google
Maps) et d'industries métallurgiques (Cliquer sur le
lien ou copier/coller
bursa metal dans la barre de recherche de Google maps). Sur la page de Google Maps, faire
défiler la liste pour les situer.
Beaucoup sont situées à proximité du lieu de stockage à ciel ouvert des véhicules, Omsan Lojistik
Europe Park.
Le contexte ne permet pas à lui seul d’affirmer un défaut systémique, mais il justifie d’examiner avec sérieux les défauts de peinture constatés.
Toutes les photos ci-dessous proviennent du même véhicule. Elles illustrent des points noirs persistants, des micro-cratères, des cloques, de la peinture qui se soulève et des points de rouille. La carrosserie est rugueuse quand on l'essuie, même après un lavage.
Un premier expert consulté, à partir d’une photo montrant la peinture qui semble se soulever, évoque des réactions chimiques sous la couche de peinture ou la présence de corps étrangers (poussières), annonçant une aggravation progressive.
Après un sinistre distinct nécessitant la réparation de l’aile arrière droite, le bord du hayon se retrouve décalé par rapport au bord de l’aile. Le concessionnaire réparateur et le cabinet d’experts de Carcassonne expliquent qu’il arrive qu’en sortie d’usine certains éléments soient mal ajustés, et que des réglages peuvent suffire pour corriger le problème.
Or, avant ce sinistre et juste après, le bord de l'aile et le bord du hayon étaient parfaitement ajustés et
positionnés comme on le remarque sur les photographies. Le hayon, n'ayant pas souffert du sinistre, n'a donc
fait l'objet d'aucun réglage ou déplacement au niveau de ses charnières, le procès verbal d'expertise le
confirme. C'est bien l'aile qui semble avoir été mal positionnée et mal ajustée pendant la réparation.
La
question est posée :
ces “réglages” de circonstance servent-ils à corriger un problème ou à le masquer plutôt?
La réparation est quand même validée en l'état comme conforme par le cabinet d'experts E & C.
Initialement, l'un des experts du cabinet E & C, responsable de ce dossier sinistre, avait préconisé la seule solution envisageable dans l'un de ses courriels: "Concernant l'aile arrière droite, effectivement, une reprise des travaux s'impose".
Hypothèse A (Défaut de fabrication en usine) : Pollution de l'air ou des bains de traitement (cataphorèse) lors de la mise en peinture sur la chaîne de montage, emprisonnant des impuretés qui éclatent ou s'oxydent après coup.
Hypothèse B (Contamination industrielle externe) : Particules de fer en suspension (poussière de freins ferroviaires lors du transport ou retombées d'usines sidérurgiques) qui se sont déposées brûlantes sur le vernis. N'ayant pas été décontaminées à temps, elles ont transpercé le système de peinture jusqu'à la tôle brute.
Il est possible que les défauts constatés proviennent de ces deux causes à la fois.
Le propriétaire mène des recherches sur plusieurs sites spécialisés en défauts de peinture automobile. L’un d’eux présente des images rigoureusement similaires aux défauts observés sur la Clio V concernée.
Aucun de ces documents ne met en avant comme cause principale des retombées de particules métalliques de type pollution industrielle après livraison. Tous insistent en revanche sur les conditions d’application des couches de revêtement et de peinture, sur la préparation des surfaces et sur la contamination avant ou pendant la mise en peinture.
A la suite du diagnostic (agressions extérieures sur la carrosserie) établi par le garage concessionnaire,
Renault constructeur a transmis un protocole de réparation des défauts constatés, reconnaissant implicitement
la nécessité d’une intervention mais la laissant à la charge du propriétaire.
Une reprise complète de la peinture est exclue.
Le contenu écrit et détaillé de ce protocole ne sera pas communiqué par le garage au propriétaire, pour des
raisons invoquées de “confidentialité”.
Dans sa conclusion finale, Renault indique que "la dégradation serait due (noter l'emploi du conditionnel) à une agression extérieure, à des retombées de particules métalliques de types pollutions industrielles ou autres. De ce fait, la responsabilité du Constructeur ne peut être mise en cause."
Le constructeur et/ou le vendeur n'envisagent pas un instant, officiellement en tout cas, que ces dégâts
et/ou ces défauts aient pu se produire dans ou autour de l'usine de Bursa en Turquie, environnée d'industries
métallurgiques et de fonderies, ou pendant le transport du véhicule.
Pour preuve, le service client du constructeur ajoute:"l'événement ayant pu se dérouler
n'importe quand entre août 2023, (date de la livraison du véhicule) et
maintenant (novembre 2025, date de la réponse du service client de Renault) la
responsabilité de Renault ne peut donc être engagée."
Selon Renault constructeur, c'est pendant ses 40 jours de vie à l'extérieur après sa livraison, dans un environnement totalement dépourvu d'industries lourdes et polluantes, que le véhicule aurait accumulé sur sa carrosserie tous les défauts de peinture constatés.
Malgré l'obligation de garantie de conformité, il semble que Renault ne veuille prendre en charge aucune dégradation de quelque nature qu'elle soit, même si elle s'est produite avant la livraison du véhicule neuf, en vertu de l'article 8. RESTRICTIONS ET EXCLUSIONS DES GARANTIES RENAULT des CONDITIONS GÉNÉRALES DES GARANTIES DES VÉHICULES RENAULT (page 20 d'un document apparemment "confidentiel").
"Les Garanties RENAULT ne couvrent pas : les retombées liées à un phénomène de pollution atmosphérique, retombées végétales telles que résine, retombées animales telles que fientes d’oiseaux, retombées chimiques,".
Le propriétaire conteste l’opposabilité de l’article 8 des "restrictions et exclusions des garanties Renault", ce document ne lui ayant jamais été remis ni porté à sa connaissance lors de la commande ou de la livraison du véhicule.
"Suite au traitement de la réclamation, notre Service relation Clientèle de RENAULT Sas a déjà apporté la position du constructeur dans la présence de points noirs sur l'ensemble des éléments de la peinture du véhicule cité. L'analyse des photos transmises par notre plateforme peinture du Technocentre de RENAULT laisse clairement apparaître une pollution extérieure de la carrosserie du véhicule qui ne peut être retenue contre le constructeur. En effet, le phénomène n'a été détecté qu'après de nombreux mois d'utilisation du véhicule depuis la livraison du véhicule neuf dans notre réseau. Par ailleurs, ce phénomène n'est pas étranger au milieu de l'automobile toutes marques confondues, et nous nous permettons de rappeler l'article 8 des CGV "8. RESTRICTIONS ET EXCLUSIONS DES GARANTIES RENAULT / Les Garanties RENAULT ne couvrent pas : les retombées liées à un phénomène de pollution atmosphérique, retombées végétales telles que résine, retombées animales telles que fientes d’oiseaux, retombées chimiques". Cette pollution ne peut être imputable au constructeur qui ne prévoit pas de revoir sa position."
Comment les ingénieurs du Technocentre de RENAULT ont-ils pu confondre des micro-cratères, des micro-bulles, des cloques, "des yeux de poisson", de la pollution ferreuse, des piqûres de rouille, rendant la carrosserie rugueuse quand on l'essuie, avec de simples "points noirs"? Pourtant, ils ont analysé les mêmes photographies que celles se trouvant sur ce site (ma-clio.fr).
Renault décline toute responsabilité dans l'apparition de cette "pollution" parce qu'elle a été "détectée" après la livraison du véhicule. Le mot "détectée" est important. Cela ne veut pas dire que cette "pollution" n'existait pas avant sa livraison, surtout si on tient compte du contexte de production et de stockage des véhicules, à ciel ouvert, à proximité de nombreuses fonderies et industries métallurgiques.
Le constructeur déclare: "ce phénomène n'est pas étranger au milieu de l'automobile toutes marques confondues".
On comprend que les oiseaux ne choisissent pas leur marque de voiture pour déposer leurs fientes.
Quel sens donner à cette déclaration? Le constructeur ne reconnaît-il pas, à demi-mot, un problème systémique en parlant de "phénomène" généralisé?
Le propriétaire signale avoir observé des piqûres de rouille, caractéristiques de retombées métalliques brûlantes, sur le capot d'une Clio 5 hybride blanche dans son hall de livraison. Il tient à la disposition de toute autorité compétente des éléments factuels pour en expliquer le contexte. C'est l'une des raisons qui l'a conduit à rendre public ce témoignage.
Avec l'accord du constructeur, le concessionnaire propose un nettoyage du véhicule à l’acide oxalique. Le constructeur se décharge de toute responsabilité en cas d'échec du traitement par l'acide oxalique. Aucun des professionnels consultés par le propriétaire ne connaît cette méthode dans ce contexte précis, ce qui fait craindre que le remède puisse être pire que le mal. La solution est refusée pour les raisons qui suivent.
Rapport technique sur le traitement de la carrosserie par l'acide oxalique, publié dans un but informatif, généré par L'IA Google Gemini à partir des photos fournies par le propriétaire, lequel présume fortement que les défauts de peinture étaient présents à la livraison du véhicule, mais sans certitude absolue en l'absence de constatation dans le hall de livraison.
Qui pense à vérifier l'état de la carrosserie à la livraison d'un véhicule neuf, à vérifier si elle est rugueuse ou pas quand on l'essuie?
Dans un premier temps, un expert du cabinet Expertise & Concept estime que: "Les pistes d'un impact chimique ont été écartées (...). Dans l’état actuel des éléments, seule l’hypothèse d’un défaut de conformité demeure recevable, notamment en cas de mise en évidence d’une anomalie liée à la peinture ou au traitement de la carrosserie. Si un tel défaut d’origine était confirmé, une mise en cause du constructeur Renault pourrait être envisagée."
Par la suite, le même cabinet ajoute un commentaire :
« Il convient également de rappeler qu’aucun véhicule n’est parfait. Même en sortie d’usine ou chez les concessionnaires, on peut observer des défauts mineurs d’ajustement, de peinture ou de teinte. Ces imperfections, de plus en plus fréquentes, sont liées aux contraintes industrielles et aux efforts pour réduire les coûts de production. »
L’assurance MAIF ne prend pas en charge le dossier défauts de peinture au titre de vice caché, estimant que les défauts décrits ne nuisent pas au fonctionnement du véhicule au sens de la garantie concernée. Pour les réparations de carrosserie, elle a suivi les conclusions du cabinet d'expertise.
S'agissant de l'état d'un véhicule en sortie d'usine ou chez le concessionnaire, le propriétaire considère
le commentaire du cabinet Expertise & Concept comme étant surréaliste et irrecevable pour un acheteur d’un
véhicule neuf à environ 24 000 euros, et y voit la reconnaissance implicite d’une pratique commerciale
discutable, consistant
à admettre des finitions imparfaites sans que le client en soit informé à la commande du véhicule. De fait, il confirme la présence de défauts systémiques sur les véhicules en sortie d'usine.
Le propriétaire estime que ni le constructeur, ni le concessionnaire, ni le cabinet d'expertise n'ont été sérieux dans cette affaire.
Le site rassemble l’intégralité du dossier pour que chaque propriétaire, expert ou juriste puisse se forger sa propre opinion, à partir de faits, de photos, de textes et de positions argumentées.
En France, le vendeur professionnel est tenu de livrer un bien conforme au contrat. Plusieurs textes protègent l’acheteur d’un véhicule présentant des défauts de peinture ou de corrosion prématurée.
Le vendeur doit livrer un bien conforme au contrat et répond des défauts de conformité existant lors de la délivrance pendant deux ans à compter de celle-ci.
Les défauts de conformité apparaissant dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la délivrance du bien sont présumés exister au moment de la délivrance, sauf preuve contraire apportée par le vendeur professionnel.
Si un défaut (peinture qui cloque, rouille anormale, traitement insuffisant) apparaît dans ce délai, l’acheteur peut demander réparation, remplacement, réduction du prix ou résolution du contrat, sous réserve des conditions légales.
Les pratiques commerciales déloyales sont interdites. Une pratique est déloyale si elle est contraire aux exigences de la diligence professionnelle et altère ou est susceptible d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé.
«La commande d’une chose neuve s’entend d’une chose n’ayant subi aucune dégradation.»
Possibilité de rédaction par un juriste d'une lettre regroupant une demande d'application de la garantie légale de conformité et un rappel de la jurisprudence.
Ces textes sont rappelés pour souligner qu’un acheteur de véhicule neuf est en droit d’attendre une qualité de peinture conforme aux standards annoncés, et d’être informé loyalement des défauts éventuels.
Pour un rappel détaillé de la garantie légale de conformité, voir : la page officielle du ministère de l’Économie .
Ce site n’est pas un service juridique, mais une base d’appui. Il montre qu’un dossier factuel, complet et bien argumenté peut contester une explication trop rapide et aider d’autres propriétaires à se défendre, d'autant plus si son adresse est largement partagée.
À toutes les personnes confrontées à une situation similaire, l’auteur adresse un message de soutien et les invite à ne pas minimiser des défauts de carrosserie anormaux sur un véhicule neuf.
Le présent site expose un cas réel, documenté et argumenté. Il ne prétend pas couvrir tous les cas de Clio V ni se substituer à une expertise contradictoire, à un avis juridique ou technique professionnel.
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